Logement

 

Maintenons l’équilibre entre densification et cohésion sociale :

  • Libérer de la surface locative en mobilisant les logements, bureaux et locaux vacants.
  • Créer une offre locative nouvelle par le soutien à l’habitat partagé.
  • Soutenir l’innovation (ex. habitat modulaire) pour l’émergence d’un parc immobilier moins cher avec un meilleur rendement énergétique.

Politique du logement, notre approche

constat

Depuis 12 ans, Lyon a connu une forte augmentation du prix des logements au m² (+150%) et des loyers (+50%) ; une augmentation disproportionnée si on la compare aux revenus des Lyonnais. Il y a une difficulté croissante pour les lyonnais les plus modestes, ceux de la classe moyenne et les jeunes actifs à se loger à Lyon. Ce qui, par ailleurs, accentue les problèmes de déplacement.

La stratégie de rayonnement accentue ce phénomène national, instaurant une « gentrification » du centre de l’agglomération, où l’immobilier tend à devenir inaccessible au plus grand nombre.
En parallèle, et malgré les efforts substantiels de la majorité sortante, la demande de logements sociaux à Lyon demeure très forte (25000 demandes de ménages en cours pour un parc de 49000 logements).
La densification urbaine engagée sur l’ensemble de la future métropole deviendra une fragilité si elle accroît ces situations et si elle se fait par la création de grandes tours d’habitations.

Notre politique du logement sera déterminée par la nécessité d’optimiser le parc existant, en densifiant autrement, et par la volonté d’innover pour soutenir à Lyon les entrepreneurs en capacité de construire autrement afin de faire émerger un nouveau marché plus accessible.

1) Densifier autrement et raisonnablement
Intervenons sur le parc immobilier actuel pour une densification volontaire et maîtrisée de notre espace urbain. Optimiser les surfaces habitables existantes permet à un plus grand nombre de personnes d’accéder à un logement, maintenant ainsi la cohésion social et le dynamisme des quartiers.

  • Soutien au logement partagé, notamment de façon intergénérationnelle, permettant à des personnes âgées de demeurer chez elles et à des jeunes actifs d’accéder à un premier logement

Marché dédié sur foncier disponible, soutien aux acteurs associatifs du logement partagé

  • Transformation du parc immobilier de bureaux diffus en logements

La concentration de l’immobilier de bureaux autour de pôles de service – Part-Dieu, Confluence, Cité Internationale – crée un effet d’aspiration qui vide les bureaux de centre ville. Nous pouvons mettre à profit cette situation en favorisant les changements de destination.

  • Mobilisation de la vacances par des dispositifs innovants – rénovation et nouvelles garanties locatives. Le taux de vacance est supérieur à 10%, sans compter les immeubles appartenant à la ville (anciens logements de fonction d’instituteurs) délaissés. Ce taux n’a que faiblement baissé sur les 5 dernières années, il est donc possible de faire bien mieux.

Objectif : mettre ou remettre sur le marché plusieurs milliers de logements pendant le mandat
Moyens : nous travaillerons à coûts constants – subventions au logement social et privé et gestion des réserves foncières

2) Innover pour construire autrement
Le domaine du logement a connu bien peu d’innovation depuis 30 ans. A l’inverse des normes s’appliquant aux logements qui se sont beaucoup développées ; et des prix qui ont fortement augmenté sans que la qualité soit nécessairement au rendez-vous (consommation énergétique, etc.).

De nombreux bureaux d’étude, architectes et promoteurs travaillent à de nouveaux modes de construction, notamment modulaire (bois, acier, béton). Pourtant, ils ne bénéficient d’aucun soutien des pouvoirs publics. Ainsi, une entreprise lyonnaise, plusieurs fois primées sur des concours internationaux, a-t-elle déposée le bilan récemment faute d’une commande publique pouvant la soutenir.

Lyon libérera du foncier pour favoriser l’émergence d’un marché innovant, plus économique et plus écologique, autour de la construction modulaire.
Innover pour construire autrement devient un impératif pour que Lyon n’ostracise pas ses habitants aux revenus modestes et moyens.